Andilamena



Andilamena : le vallon rouge

Située à 219 kilomètres de Moramanga, Andilamena est une petite ville aux airs de western appartenant  à la région d’Alaotra-Mangoro. Le nom Andilamena tient de la combinaison des mots « andila » et « mena », soit le croisement des chemins rouge, évoquant la couleur latéritique de la terre malgache. En quelques années, Andilamena s’est transformé en un grand village rural perdu au milieu de nulle part, à la suite de la découverte d’un gisement important de rubis.

Une ville dynamique au cœur d’une zone marécageuse

La ville d’Andilamena séduit à première vue par sa rue principale bordée de maisons traditionnelles à balcon. Les jours de marché, la dynamique de son centre se dévoile, notamment avec une population constituée à 65% d’agriculteurs et à 10% d’éleveur de bétail rassemblée pour vendre leurs produits. Il faut savoir en effet que la culture, notamment celle du riz prend une place importante dans la vie de la commune. Les vastes exploitations rizicoles constituent d’ailleurs une grande partie du paysage d’Andalimena. La culture de manioc, maïs et d’arachides contribue aussi pleinement à l’économie locale.

Le Lac Alaotra

Il faut savoir également qu’Andilamena est l’une des principales villes du Lac Alaotra, le plus vaste lac du pays. Niché à 750 m d’altitude,  le lac s’étend sur 43 000 ha, dont 23 000 ha de marais. C’est grâce à ce lac que la région constitue aujourd’hui le grenier à riz de Madagascar, représentant plus de 80 000 ha de rizière. C’est aussi une population de pêcheurs qui s’est créée grâce aux eaux poissonneuses du lac, offrant une vue surprenante sur l’îlot sacré d’Ambato, dévoilant l’aspect culturel au peule malgache. C’est tout un décor exceptionnel de bassins versants et de zones humides que la région offre aux visiteurs.

La nouvelle mine de saphir de Madagascar

En octobre 2000, le village rural connaît une grande transformation, avec la découverte d’un gisement important de rubis, provoquant une ruée impressionnante vers la nouvelle mine de Madagascar. En effet, deux ans plus tard, un nouveau gisement de saphir fut découvert à Andribabe, et un autre gisement de rubis et de saphir découvert en novembre 2013 à Sahalava, à une trentaine de kilomètres d’Andilamena. C’est aux confins des forêts tropicales de la côte Est malgache que les chasseurs de pierres précieuses se ruent pour aller chercher les fameux saphirs et rubis jusqu’à huit mètres sous terre.